Curtis Harding, la musique dans l’âme
Après deux ans d’absence, cet artiste revient avec un album envoutant aux influences musicales percutantes et vivifiantes. Attention, masterpiece.
De la soul vintage
Ce virtuose habitué dès le plus jeune âge, par sa mère, à chanter au sein d’une chorale de gospel nous saisit tout le long de son album. Il nous fait voyager dans toute l’histoire de la musique noire américaine. Des intonations qui nous font penser à Otis Redding, Marvin Gaye et surtout digne héritier de Sly Stone qui joua un rôle charnière dans le développement des courants soul, funk et psychédélique au cours des années 1960 et 1970.
Au rock psyché
Confinement oblige, Curtiss Harding se confie :
Comme beaucoup de gens pendant le confinement à Atlanta, j’ai un peu plus abusé des drogues que d’habitude et notamment des champignons.
Les titres Can’t hide it et Explore nous plongent dans un revival du rock psyché (Le rock psychédélique est un genre musical apparu dans les années 1960, en lien avec la contre-culture hippie et le Summer of Love, et influencé par la prise de psychotropes, notamment le LSD).
Cet album entre low tempo et rythmes frénétiques revisite une musique soul aux accents de rap prédicateur. Batteur, cuivre, guitariste, bassiste et lunettes psychédéliques sur le nez, il est avec sa formation actuellement en tournée en Europe.
Cedric G. Bibliothécaire
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If words were flowers
Curtis Harding, comp. & chant ; Sasami, chant
Anti-, 2021
