Mark Lanegan/ Straight songs of sorrow
Mark Lanegan vient de quitter notre monde. Au début des années 90 une scène musicale partie de Seattle et allait déferler sur le monde : le grunge. Ami de Kurt Cobain, il jouait à l’époque avec les Screaming Trees. Le musicien est notamment connu pour son timbre rauque et ses nombreuses collaborations avec des artistes tels, Queen of the Stone Age , PJ Harvey ou Isobell Campbell.
Dans son autobiographie, il n’a jamais fait mystère de son addiction à l’alcool et à l’héroïne. Il n’était pas une rock star, ni même un héros mais un survivant certainement. Il n’aura jamais gouté à la gloire qu’aurait pu lui offrir sa voix à la croisée entre Leonard Cohen et Tom Waits.
Depuis ces débuts, Mark se sera essayé à divers horizon. Grunge, stoner, folk ou même électro avec les Soulsavers.
Sobre depuis une vingtaine d’année, Straight Songs of Sorrow exhume une boite de pandore d’où il exhibe des souvenirs démoniaques liés à ses errances avec comme point d’orgue ces deux chansons « Stocklom City Blues » et « Skeleton Key » d’une gravité et d’une beauté sans nom qui allaient habiller sans le savoir le crépuscule de sa vie.
Aidé par de nombreux comparses tels John Paul Jones, Greg Dulli ou Warren Ellis, l’album est un ensemble de vielles cicatrices ouvertes une dernière fois. Si certaines chansons apparaissent un peu plus légères, d’autres sont plus sombres et abordent ses thèmes de prédilections, la mort, l’autodestruction, la drogue. Le seul défaut de l’album est peut être sa longueur, défaut qui s’estompe au fur et à mesure des écoutes.
La traversé par l’artiste des 3 dernières décennies avait fait de lui une légende vivante. Mark Lanegan part à 57 ans beaucoup trop tôt.
Fred E. Bibliothécaire
emprunter Straight songs of sorrow
2 LAN 60 vinyle