Il y a un peu d’Italo Calvino dans ce roman : à partir de situations totalement farfelues, Gilles Marchand construit son récit de la façon la plus logique et réaliste qu’il soit. Comme Boris Vian, il mêle poésie, fantaisie, absurde et émotion. Il fait d’ailleurs référence à ces deux auteurs. Le roman d’Italo Svevo « La conscience de Zeno », livre culte du grand-père, est également bien présent tout au long de cette histoire.
Je me suis totalement plongée dans ce roman, dès la première page, par ce premier chapitre 0 qui se termine à la toute fin du livre, et qui nous donne la clé pour comprendre et mesurer toute la profondeur de la douleur du narrateur. Un pur plaisir de lecture, un immense bain d’émotion, de rire et de tristesse.
Sandrine B.
emprunter :
Une bouche sans personne
Gilles Marchand
Aux forges de Vulcain 2016
