Dans « yeux verts », interprété avec Lisa Portelli, il s’est inspiré d’une citation de Desproges: «en amour on est toujours deux, un qui s’emmerde et un qui est malheureux ». Cette phrase illustre bien Le style du Larron, son regard de biais sur la société. Il a le don d’observer en prenant ses distances avec la réalité. Une manière de se protéger, comme le fait de se cacher derrière ce personnage de mauvais garçon.
Album qui mélange les genres, et m’évoque Alexis HK sur «le labyrinthe» tiré d’un poème de Victor Hugo. Philippe Katerine sur «Parle à ma tête» musique bien secouée au rythme funk/disco. Ou encore quelques trémolos d’Arno sur «Je t’aime», sans toutefois les copier.
Coup de cœur pour cet «amateur» qui porte bien mal son nom. A moins de considérer l’amateur comme « celui qui aime» et pratique la chose pour son plaisir.
Laurence

* Michel Kemper - nosenchanteurs.fr
Trouvez le disque à la bibliothèque
